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UNITWIN

 

Philippe Viallon
Titulaire de la chaire UNESCO en communication

 

 Professeur des universités
Chef de departement information et communication
Université de Strasbourg
viallon@unistra.fr

  Centrée sur une problématique communicationnelle globale, l’activité de la Chaire s’inscrit dans le cadre du Pôle « Dialogue interculturel » engagé par l’UNESCO et la Commission Nationale Française. Dans cette perspective, l’objectif initial était, notamment à travers les médias, de faire un état des lieux de la reconnaissance des minorités historiques, culturelles et linguistiques au sein des États-Nations, dans le double contexte de la construction de l’Union européenne et de la mondialisation. D’où deux objectifs prioritaires :

 

       1- Études sur les médias de masse dans les évolutions sociales et culturelles dans le but de comprendre comment peut se préserver toute communauté « nationale » dans l’environnement des représentations collectives en construction permanente.

 

       2- Mise en relation des savoirs et problématiques avec d’autres disciplines scientifiques et universitaires (histoire, linguistique, sciences de l’éducation, droit international, droits de l’homme, économie, sociologie, démographie, technologie de l’information…) en vue d’engager des programmes de formation aux médias attentifs aux appréciations portées sur les identités culturelles et leurs réalités vécues.

 

            Le premier a montré que la thématique n’est pas traitée de façon équitable dans le sens de la reconnaissance et du respect des minorités au sein de nombreux États. Le second a confirmé que, en raison de sa complexité, l’approche pluri- et transdisciplinaire s’impose dans le but d’une meilleure compréhension d’un sujet d’actualité et d’avenir.

 

            Avec ses partenaires, la Chaire a réalisé quatre colloques internationaux (ou « journées d’études » internationales) dans une « région » différente du monde.

 

            - Le premier s’est déroulé à l’Université Michel de Montaigne à Bordeaux (1er-2 juin 2010). À partir de 27 interventions, il a permisd’aborder la situation des minorités historiques et leurs possibilités d’expression via les médias dans les États de l’Europe latine ou du Sud (en l’occurrence 9 États).

            - Le deuxième eut lieu à Ouagadougou (Burkina Faso) du 24 au 26 janvier 2011. Indépendamment de son succès et de l’intérêt manifesté par les intervenants venus d’une dizaine d’États, il a mis en évidence l’enjeu de la question de la pratique linguistique pour de nombreuses minorités historiques face aux langues officielles héritées des anciens colonisateurs et dans le cadre du développement économique et culturel du continent africain. D’où le sous-titre : « Entre traditions et mondialisation ».

            - Le troisième, à Čierna Voda près de Bratislava (Slovaquie), du 20 au 22 juin 2011, a examiné l’évolution de la situation au sein des États de l’Europe centrale et orientale depuis la fin du Bloc de l’Est. Il a permis d’examiner comment ces États, devenus des démocraties inscrites dans l’économie libérale, ont géré ‑ et gèrent ­ les minorités au regard de la liberté de communication et d’expression dans leurs langues spécifiques, mais aussi face au nouvel « impérialisme culturel » (ou « colonisation ») qu’ils connaissent. La situation a été abordée dans une dizaine d’entre eux.

            - Le quatrième colloque (Strasbourg, 14-15-16 février 2012), en plus des constats complémentaires relatifs à une douzaine de pays d’autres régions du monde (Amériques, Asie, Europe du Nord…), a tenté une synthèse. Il a mis en avant les questions relatives aux réalités du dialogue interculturel interne par rapport aux engagements politiques et juridiques internationaux, ainsi qu’aux conditions de son progrès via les médias et les industries culturelles en essor. Chacune de ces étapes, réunissant spécialistes et experts des régions concernées, a donné lieu à un ouvrage publié chez le même éditeur (De Boeck-Bruylant-Larcier, Bruxelles).

            - Une première synthèse générale est parue sous le titre « Diversité culturelle, minorités et médias. Réalités et perspectives» (in Michel Mathien, Revue française des sciences de l’information et de la communication, Revues.org, n° 2, décembre 2012).