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Modoux, Alain

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À propos

Co-fondateur d’ORBICOM avec Thérèse Paquet-Sévigny, Alain MODOUX (Suisse) est un ancien haut fonctionnaire international spécialisé dans la communication diplomatique et interculturelle. Il a été pendant 24 ans au service du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), d’abord sur le terrain, puis au siège à Genève, où il a dirigé pendant près de 20 ans la communication de l’institution. En 1985, à la demande de seize organisations professionnelles internationales et régionales des médias, il a créé la « Hot Line du CICR pour les journalistes en mission périlleuse »(1). Avec le temps, cette initiative, pour laquelle il a reçu en 1989, à Dallas (USA), le prix « Pinnacle Award for International Communication », s’est révélée indispensable et a perduré jusqu’à aujourd’hui, plus de 35 ans après sa création.

Alain Modoux a quitté Genève en juillet 1989 pour rejoindre l’UNESCO à Paris où il a occupé plusieurs postes de direction, dont celui de Sous-Directeur général pour la liberté d’expression, la démocratie et la paix (ADG/FED) et celui de Sous-Directeur général chargé du secteur de la communication et de l’information (ADG/CI). Il a joué un rôle central dans la mise en œuvre de la « Nouvelle stratégie de la communication » adoptée par les États-membres de l’UNESCO au lendemain de la chute du Mur de Berlin en lieu et place du très controversé « Nouvel ordre mondial de l’information et de la communication » (NOMIC). Il a notamment été l’initiateur et organisateur du « Séminaire de Windhoek pour le développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste ». Considérant que ce séminaire avait joué « un rôle catalyseur dans le processus engagé en faveur de la liberté, de l’indépendance et du pluralisme de la presse en Afrique », la Conférence générale de l’UNESCO, a décidé, lors de sa 26e session en novembre 1991, d’ »étendre aux autres régions du monde les efforts entrepris jusqu’ici en Afrique ». Le point d’orgue de ce processus a été la décision prise en décembre 1993 par l’Assemblée générale des Nations Unies de proclamer le 3 mai, jour anniversaire de la Déclaration de Windhoek, « Journée mondiale de la liberté de la presse »(2). Ce succès diplomatique a été porté officiellement au crédit d’Alain Modoux 20 ans plus tard par la Directrice générale de l’UNESCO de l’époque, Irina Bokova, qui lui a décerné la médaille Duho Taïno « en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la création de la Journée mondiale de la liberté de la presse ».

Dans le cadre de la contribution de l’UNESCO à l’esprit de paix et dans la foulée des Accords d’Oslo de 1993, Alain MODOUX a joué un rôle décisif, en tant que « facilitateur », dans la création, à la fin de 1998, du Forum israélo-palestinien des médias dont le secrétariat a été installé à l’hôtel American Colony à Jérusalem. Son but était d’encourager un dialogue entre journalistes israéliens et palestiniens afin de les aider à mieux se connaître et à travailler ensemble sur des sujets d’intérêt commun(3). Malheureusement, la reprise de la violence dans la région a apporté, deux ans plus tard, un brutal coup d’arrêt à cette initiative pourtant prometteuse.

Après son départ à la retraite de l’UNESCO en juillet 2001, Alain Modoux a été étroitement associé à la préparation du Sommet mondial sur la Société de l’information (Genève, décembre 2003 et Tunis, novembre 2005) en tant que conseiller personnel du représentant du Conseil fédéral de la Confédération helvétique organisatrice de la première session du Sommet à Genève. Dans la foulée du SMSI, il a participé activement à la création de la Fondation ICT4Peace basée à Genève, une institution spécialisée en matière de gestion de l’information de crise, ainsi que des droits et responsabilités dans le cyber-espace(4). Il a siégé depuis lors au Conseil d’ICT4Peace en qualité de vice-président. Il a été nommé member emeritus au terme de son dernier mandat, en décembre 2020. Il a été également un membre actif de l’International Public Relations Association (IPRA) dont il a assumé le poste de président en 1988. En cette capacité, il a présidé le Congrès mondial des relations publiques à Melbourne, Australie(5).

Alain Modoux a publié ses mémoires professionnelles en février 2018 sous le titre « La Diplomatie des mains vides »(6).

(1) https://www.icrc.org/en/document/protection-journalists-icrc-hotline-faq

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Déclaration_de_Windhoek

(3) Margalit Toledano. « Dialogue with the enemy, Lessons for public relations on dialogue facilitation drawn from the Israeli–Palestinian conflict« , (« International Public Relations Perspectives from deeply divided societies »
Edited by Ian Somerville, University of Ulster, UK, Owen Hargie, University of Ulster, Maureen Taylor, University of Oklahoma, USA and Margalit Toledano, University of Waikato, New Zealand) Series: Routledge New Directions in Public Relations & Communication Research, 2017, ISBN-10 : 9781138860131 ISBN-13 : 978-1138860131, pp. 27-45

(4) www.ict4peace.org

(5) https://www.ipra.org/history/berlin-wall/

(6) Modoux Alain, « La Diplomatie des mains vides, mémoires d’un électron libre« , Editions universitaires    européennes, 2018, ISBN 978-620-2-27496-8

(Ver. 01-2022)

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