Historique

Historique

1. Contexte 

La chute du mur de Berlin en novembre 1989 et la fin de la guerre froide ont permis au nouveau directeur général de l’UNESCO, Federico Mayor, de convaincre les États membres de l’UNESCO d’adopter une nouvelle stratégie de communication visant à promouvoir une presse libre et pluraliste dans le but de mettre au rancart le concept très controversé du  Nouvel ordre mondial de l’information et de la communication  (NOMIC), perçu  par les grandes organisations internationales professionnelles des médias comme un outil aux mains des États pour contrôler la presse.

Au cours des années 1970 et 1980, le NOMIC a été au sein de l’UNESCO le cheval de bataille des pays non-alignés soutenus par le Bloc soviétique. Avec La nouvelle stratégie de communication, l’UNESCO a pu décider de donner priorité à la collaboration avec les chaires UNESCO en communication, dont le réseau se développait rapidement, surtout dans les pays en développement.

Dans ce contexte, et avec l’appui des pays africains et de nombreux journalistes du continent, il devint alors possible d’organiser en 1991, sous l’égide de l’UNESCO, un grand séminaire à Windhoek en Namibie sur la liberté d’expression et la presse libre et indépendante. Ce séminaire a été possible grâce à la direction dynamique d’Alain Modoux, alors directeur de l’Information et de la liberté d’expression au Secrétariat de l’UNESCO à Paris, et à Thérèse Paquet-Sévigny, alors secrétaire-générale adjointe (Information) à l’ONU à New York, qui contribua activement à l’organisation d’une levée de fonds pour cette occasion, en plus d’assurer l’endossement du secrétaire général de l’ONU.

2. Fondateurs et premiers adeptes

Au printemps 1993, Alain Modoux rencontrait madame Thérèse Paquet-Sévigny qui était alors professeure au département de communication de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en vue de la création d’une chaire UNESCO à Montréal.

Madame Paquet-Sévigny suggéra que non seulement une chaire serait bienvenue, mais que la mise en place d’un réseau international de chaires UNESCO en communication, dont le secrétariat serait établi à Montréal, au Canada, serait d’un plus grand intérêt pour tous les partenaires potentiels.

Alain Modoux et Thérèse Paquet-Sévigny travaillèrent ensemble à créer le réseau international, ORBICOM, qui fut inauguré officiellement en mai 1994.

En rassemblant tous les titulaires d’une chaire en communication (membres actifs) et plusieurs douzaines de membres associés du monde académique, de l’industrie et du commerce, de même que des administrateurs publics, tout en bénéficiant du soutien généreux et constant de l’UQAM, ORBICOM a pu croitre rapidement pour devenir le réseau le plus actif du programme UNITWIN de l’UNESCO, le réseau des réseaux créé en 1992 pour rassembler les chaires UNESCO de toutes les disciplines.

En juin 1994, Federico Mayor et le recteur de l’UQAM, Claude Corbo, signèrent le protocole de fondation du réseau Orbicom, avec le soutien entier de Henrickas Yushiavitshus, alors sous-directeur général pour la communication, l’information et l’informatique à l’UNESCO.

Au même moment, la chaire UNESCO-Bell en communication était inaugurée avec le soutien de Monic Houde, alors vice-présidente des communications à Bell Canada. Pour les deux initiatives, le réseau et la chaire canadienne, madame Céline St-Pierre, alors vice-rectrice à la recherche et aux affaires académiques de l’UQAM, a été pleinement impliquée et a assuré son soutien.

Plus tard, en 1994, titulaires de chaire UNESCO en communication provenant de l’Uruguay, de Russie, de Lithuanie, de Bulgarie, de Hongrie, de l’Espagne (2), de Colombie et du Canada, se sont rencontrés à Montréal pour rédiger les mandats spécifiques, et développer les objectifs et un plan d’action pour Orbicom. Gilbert Dionne, alors vice-recteur à l’information et aux technologies à l’UQAM, a rendu possible la mise en place d’une plateforme virtuelle rassemblant les chaires existantes et futures pour le fonctionnement des assemblées générales en ligne, des bulletins d’information, des rapports et articles, de même que des échanges bilatéraux et multilatéraux.

Sylvie Coudray responsable des programmes à l’UNESCO (Paris) a soutenu de façon constante et essentielle l’accès à la maturité du réseau Orbicom. Et, deux firmes montréalaises, Raymond Lavoie & Associés et Michel Dumas et Associés, ont pour leur part conçu le nom (ORBICOM) et un logo du réseau.

En 1999, après avoir joué de multiples rôles auprès de Thérèse Paquet-Sévigny pendant plus de trois ans, le professeur Claude-Yves Charron de l’UQAM a été nommé secrétaire général d’ORBICOM, et le professeur Jean-Paul Lafrance, également de l’UQAM, devint le titulaire de la chaire UNESCO-Bell en communication. En 2006, la professeure Magda Fusaro (UQAM) devenait la nouvelle titulaire de la chaire.

Thérèse Paquet-Sévigny s’est retirée de l’UQAM après avoir cumulé les deux fonctions, celle de secrétaire générale du réseau Orbicom et celle de titulaire de la chaire canadienne. En 2011, le professeur Yves Théorêt, également de l’UQAM, a été nommé secrétaire général du réseau Orbicom.

3. Le mandat

  • La promotion d’échanges de connaissance et d’expertise en communication par l’éducation, la recherche et les actions concrètes.
  • La mise en relation d’experts de tous les continents par une approche multiculturelle et multidisciplinaire.
  • La mise en place de programmes de formation et de résidence.
  • L’établissement des programmes d’échanges au bénéfice des professionnels et des gestionnaires en communication
  • Le développement de recherches, de publications et de programmes de conférences.
  • La mise à la disposition des organisations internationales de services de consultation et d’expertise.

4. Les domaines spécifiques d’expertise

  • La communication et de développement international.
  • Les politiques nationales d’information et des lois de la communication.
  • L’accès, la mutation et l’utilisation des nouvelles technologies (TICs).
  • Le développement et la gestion des médias.
  • Les relations publiques, les affaires publiques et la publicité.
  • La formation professionnelle et les questions éthiques.

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Fellows*

*Ce titre honorifique est attribué exclusivement aux fondateurs, aux présidents du CA et aux secrétaires généraux.

Fondateurs


 

 

Présidents du CA



 

Secrétaires généraux


 

Réalisations de Thérèse Paquet-Sévigny 

 

 

 

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